Le premier domaine nous venant à l’esprit, Bel Air Marquis d’Aligre, dont le propriétaire et vigneron Jean Pierre Boyer s’occupe avec cœur depuis 1949. Et en 69 ans, à la surprise générale, jamais aucun produit chimique n’a été mis dans ses vignes. Jean Pierre écrit ses lettres à la machine à écrire, une Hemnes de 1957… alors oui, nous dérivons un peu du sujet initial, le vin, mais cela doit être souligné afin de mieux comprendre l’homme.
Situé à Margaux, il a aussi la particularité de garder précieusement chez lui plusieurs millésimes, ce qui permet donc aux cavistes de proposer une multitude de millésimes et aux consommateurs de comparer au cours du temps l’évolution de ces vins d’exceptions.
A Vinea, nous possedons une dizaine de millésimes allant de 1970 à 2010. Et petite note importante, les vins de Mr Boyer méritent tous d’être mis en carafe 24heures avant pour avoir une ouverture optimale et profiter pleinement de ces vins fins et élégants. Et croyez nous, ces vins vieillissent très bien.
Le second est le Château Le Puy, situé au nord de Bordeaux, ce domaine travaille en biodynamie depuis 1990. Il est aussi réputé pour avoir mis en arrière plan l’élevage en fûts, ce qui n’est pas courant en Gironde. Et de cette initiative, en découle des vins plus fins et moins puissants, même sur leur jeunesse. Ce qui ne les empêchent pas de bien vieillir. Ce domaine garde, également, plusieurs millésimes en cave. Et l’une de ses cuvées phare, « Retour des îles », un coup de coeur de notre cave, a pour particularité d’être vieillie durant 2 ans, à bord d’un bateau parcourant les multiples océans. La houle marine permet au vin de mieux vieillir ainsi que d’affiner les tanins. C’est sans aucun doute un grand vin de Bordeaux.
Qui a dit qu’à Bordeaux tous les domaines traitent énormément ?