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Distillerie Long Pond

Distillerie Long Pond

Histoire:

1960 Le 7e baronnet de Salford, Simon Clarke, reçoit en dot une propriété de 100 000 livres à Saint James, sans doute à l’origine de Long Pond.

1921 La société écossaise Sheriff & Co. rachète Long Pond, Parnassus et d’autres plantations environnantes

1945 Sont ajoutés les domaines de Cambridge, Linton Park, Belmont, Lottery, Water Valley, Summer

1949 Le domaine de Kinloss est acquis

1953 Samuel Bronfman, le PDG de la société canadienne Seagram, rachète Long Pond au gouvernement Jamaïcain. C’est la plus importante distillerie de Jamaïque.

1955 Suite à l’ajout de Royal Vale, l’ensemble adopte le nom de Trelawny.

1977 Le gouvernement Jamaican rachète Trelawny Estates, qui devient The National Sugar Company of the Long Pond Ltd.

Long Pond Distillery est située en plein coeur de Trelawny, domaine particulièrement riche en canne à sucre. C’est d’ailleurs en empruntant les routes qui passent à travers les champs de canne, près de Clarke’s Town, que l’on arrive à Long Pond Sugar Factory et Long Pond Distillers.

Le domaine trouve ses origines au début du XVIIIe siècle quand Simon Peter Clarke, 5e baronnet de Salford et officier de la Royal Navy, est exilé en Jamaïque, en 1730, pour faits de banditisme de grand chemin. Il y retrouve son cousin, Sir Simon Clarke, installé sur place depuis 1722 comme émissaire de la couronne. C’est le fils de ce dernier, portant également le nom de Sir Simon Clarke, qui héritera d’un domaine par la grâce de son mariage à la fille d’un riche planteur du nom de Philip Haughton. Son domaine s’appelle « retirement ». On ne retrouve ensuite plus des traces des propriétaires successifs jusqu’en 1921 lorsque la société écossaise renommée Sheriff & Co. rachète divers domaines dont Long Pond, Parnasse, Hyde Hall, Steelfield, Etingdon et fait construire une usine à Long Pond. En 1945, viennent s’ajouter les domaines de Cambridge, Linton Park, Belmont, Lottery et Water Valley puis, en 1949, Kinloss Estates.

En 1953, la multinationale canadienne Seagram spirits Ltd. acquiert ce qui est alors la plus grande distillerie du pays et en fait la distillerie de la marque Captain Morgan. En 1955, le domaine est rebaptisé Trelawny Estate. En 1977, le gouvernement de la Jamaïque nationalise Trelawny Estate pour la compagnie nationale du Sucre de Long Pond Ltd. La société national Rum of Jamaica, crée en 1980, prend le contrôle des grandes distilleries de l’île. Une privatisation a lieu en 1993, et la distillerie devint la propriété de plusieurs sociétés financières dont Pam Jamaican, Corporate Merchant Bank et Islands Life Insurance.

Aujourd’hui, l’usine sucrière et la distillerie ont des propriétaires distincts. la sucrerie à récemment été acquise par Everglades Farms, qui possède déjà Hampden et la distillerie appartient à la National Rum of Jamaica, société controlée par l’État et dirigée par Evon Brown qui gère Clarendon, Monymusk et Long Pond Distillers Ltd.

Comme jusqu’en 2012 pour Clarendon et Hampden, Long Pond n’a jamais commercialisé une marque en son nom propre et s’est cantonné à produire des rhums de haute qualité à différentes concentrations d’esters pour le compte de grandes multinationales de spiritueux, de producteurs Jamaïcains sous le climat continental (où la part des anges est bien moins importante) afin de le revendre à des sociétés pour assemblage et mise en bouteille. Long Pond propose aujourd’hui de nombreuses étiquettes et la typicité jamaïcaine alliée au manque d’une marque véritable ont contribué à faire croître le mythe.

La sucrerie est très vaste, tandis que la distillerie mitoyenne est de taille ordinaire, avec des structures anciennes qui lui confèrent un indéniable cachet. En novembre 2012, la production est temporairement suspendue pour des travaux de rénovation. Comme pour les autres distilleries Jamaïcaines plus traditionnelles, l’espace où ont lieu les fermentations recèle des centaines de cuves en bois, actuellement vides ou en cours de restauration. Lorsqu’il n’est pas opérationnel, cet immense espace prend des allures fascinantes et semble hanté par les générations successives qui s’y sont succédé. Cinq alambics de la marque Vendome, importés du Kentucky, ont des capacités semblables, mais donnent des résultats différents selon la forme des chaudières, progressivement modifiées au fil des années, et selon l’arc et le diamètre des cols de cygne. Même les collecteurs des différents low mines et high mines destines aux assemblages sont uniques et conservent les saveurs d’une ère disparue.

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